Musique: La maladie d’amour

Narrateur: Nous sommes en mai 2010, le 8 mai plus précisément dans le midi de la France, en Occitanie, dans un petit hameau du nom de Béziat. Ce soir-là, tout le monde regarde un film qu’Isabelle a téléchargé durant la journée. La petite famille est au complet. Le film ne fait que débuter qu’Isabelle est frappée de stupeur.

Isabelle (pensées): Ce n’est pas possible, comment est-ce possible? Cet acteur ressemble à Jacquot comme deux gouttes d’eau. Et cette héroïne même si elle ne me ressemble pas physiquement coïncide tellement à ce que j’étais. Je n’en reviens pas, me serai-je trompée? J’ai l’impression en le voyant de revivre mon coup de foudre pour Jacquot à la  puissance 10 000. Qui est-il? Père fais moi un signe.

Narrateur: Tout le long du film, Isabelle est dans ses pensées et Jacquot qui l’a observé, lui demande:

Jacquot: Ca va ma chérie?

Isabelle: Oui mon amour. C’est seulement que je suis choquée par la ressemblance entre cet acteur et toi.

Jacquot: Tu trouves?

Isabelle: Oui mais bon ça n’a aucune importance. 

Narrateur: Le film terminé, les enfants couchés, Jacquot s’étend sur le canapé où il finira la nuit comme à son habitude. Quant à Isabelle celle-ci rejoint sa chambre.

Isabelle (pensées): Regardons internet, je trouverai bien le nom de cet acteur.

Narrateur: En mettant le nom du film, Isabelle découvre en effet comment se prénomme celui-ci.

Isabelle (pensées): Robert Bear, ça y est je l’ai. Et je vois que le film est tiré d’un livre. Je dois absolument le lire, c’est surement un signe.

Narrateur: Ensuite Isabelle se couche après s’être mis en pyjama. Elle ne manque pas de rêver du film, en prenant soin de prendre la place de l’héroïne. Le lendemain matin, dimanche, Isabelle se lève tôt comme à son habitude pour s’attaquer à ses tâches ménagères. Elle est encore engourdie par son rêve de Robert et a la tête dans les nuages.

Isabelle (se parlant à elle-même): Et oh, ma fille, il va falloir se réveiller pour avancer sinon tu n’y arriveras pas à faire tout ce que tu dois faire.

Narrateur: Malgré ses efforts, Isabelle rêve éveillée tout en faisant la vaisselle. Elle resasse sans cesse le même rêve qu’elle embellit en changeant à chaque fois quelques détails. Heureusement, Julie vient la sortir de cet état. 

Julie: Maman j’ai faim. 

Isabelle: Oh oui, ma chérie, va sur le canapé au pieds de ton père. Je t’apporte ton biberon. 

Julie: Je peux mettre la télé? 

Isabelle: Non ma chérie, Papa dort, essayes de ne pas le reveiller.

Jacquot (arrivant dans la cuisine): Et non, vous m’avez réveillé avec tout ce bruit que vous faites. De toutes façons je devais me lever car j’ai des choses à faire aujourd’hui.

Isabelle: Tu veux ton café? 

Jacquot: Oui c’est gentil.

Isabelle (tout en le servant): Tu t’es encore endormi sur le canapé. Des fois, j’ai l’impression d’être célibataire. Tu pourrais faire des efforts. 

Jacquot: Je vais essayer mais je ne le fais pas exprés. Tu sais, je m’endors devant la télé. Tu n’as qu’à me reveiller.

Isabelle: Et me faire traiter de pute et de salope, non merci.

Isabelle (tout en préparant le biberon): Je ne t’oublie pas, ma chérie, aller va sur le canapé, je te l’amène dés qu’il est prêt.

Narrateur: l a journée se poursuit comme dans l’accoutumance. Une petite famille qui nage dans le bonheur et l’amour. Mais les rêves d’Isabelle persistent, elle n’a pas encore notion que rêver d’un autre homme équivaut à tromper. Pour elle, ce ne sont que des rêves anodins sans danger. Et cela jusqu’au soir où. Nous sommes le soir du 13 mai 2010, Isabelle est seule dans son lit. Jacquot dort encore une fois sur le canapé.

Musique: Tatoues moi sur tes seins

Isabelle (dans son lit, pensées): Aller, je vais essayer de reprendre mon rêve là où  je l’ai arrêté.

Narrateur: Une voix masculine surgit dans la nuit.

La voix (dans la tête d’Isabelle): Ne bouges pas.

Isabelle (pensées): Mais qu’est ce que c’est ça? Je dois rêver pourtant j’ai l’impression d’être éveillée encore.

Narrateur: Soudain, elle sent entre ses jambes comme un sexe masculin qui s’introduit légèrement. Puis plus rien.

Isabelle (choquée, pensées):Mais ce n’est pas possible, qu’est ce que c’était?

Isabelle (essayant de se rassurer, pensées): Cela doit être le fruit de mon imagination.

Narrateur: Et elle s’endort.